Marie Trossat (1989) est architecte et sociologue, docteure ès Architecture et Sciences de la ville de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Après son diplôme d’architecture obtenu en France (ENSASE, 2013) et après avoir collaboré dans plusieurs agences en France et en Belgique (Yves Lion, Julien Joly, atelier martel, Karbon’, 51N4E), elle poursuit son parcours par un master en sociologie et anthropologie au sein de l’UCLouvain, obtenu en 2017. Ses recherches portent sur la ville, l’habitat précaire et sur les liens entre architecture et migration. Réalisée entre 2019 et 2023, sa thèse « Architectures de l'(in)hospitalité. Urbanité, spatialité et matérialité des politiques d’accueil à Bruxelles » traitait les enjeux de l'(in)hospitalité de la ville envers les nouveaux·elles arrivant·es en situation de précarité par l’angle de l’architecture et a été sélectionnée parmi les finalistes du Prix de la Ville sur la thèse 2024. Intitulée « Qui bâtit ? Part des travailleur·ses migrant·es dans la construction de la ville et de l’architecture à Bruxelles », sa recherche postdoctorale est soutenue par la Région Bruxelles-Capitale via le programme Innoviris « Brains for Brussels » (2026-2029) et réalisée sous la promotion de Pauline Lefebvre. Associée aux laboratoires Sasha et Hortence de l’Université Libre de Bruxelles, Marie Trossat est également chargée de cours en sociologie à l’Université de Lille et chercheure associée au Laboratoire de Sociologie Urbaine de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Elle est membre du GT « Sociologie du sans-abrisme et de ses frontières » de l’AISLF. Elle a également enseigné à l’EPFL, à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille (ENSAPL), été collaboratrice au Metrolab et membre des collectifs ARCH [Action-Research Collective for Hospitality] et Intimigr’ – Intimités en migration. Attachée à la diffusion de la recherche sous de formes multiples, elle participe régulièrement à des évènements publics et des expositions. Elle a ainsi exposé au CIVA et au BRASS à Bruxelles, à la Rasude à Lausannem en Suisse, à la Maison de l’Architecture à Paris, en France, à la Biennale d’architecture de Venise, en Italie et au Chicago Architecture Centre, aux Etats-Unis et eu l’occasion de discuter de ses recherches à l’Archiweek, Brussels Academy et au Kanal Pompidou à Bruxelles, au Pavillon Sicli durant la Quinzaine de l’urbanisme, à Genève, à la Fondation CUB et au f’ar – forum d’architectures à Lausanne en Suisse.
