Les pratiques interstitielles et leurs rapports à l'espace urbain (sep-dec 2013)

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Coordinator
  • Christine Schaut
Enseignant
  • Jean-Didier Bergilez
  • Jean-Louis Genard

 

Méthodologie

 

Cette année-ci l’option s’articulera autour de deux approches complémentaires :

1. Des « conférences » animées par des chercheurs qui évoqueront la manière dont ils mobilisent les méthodes des sciences humaines dans leurs recherches et, pour certains, qui présenteront les résultats de leur recherche portant sur les pratiques interstitielles urbaines.

2. Un séminaire de recherche portant sur l’étude en sous-groupes d’une pratique interstitielle urbaine. Le séminaire sera un laboratoire cherchant à croiser méthodes et savoirs socio-anthropologiques d’une part et architecturaux de l’autre.

 

 

La question de recherche : que font les pratiques interstitielles à la ville... et inversement ?

 

A côté des usages attendus et licites des espaces urbains, intégrés dans la planification urbaine et encouragés par les dispositifs privés et publics, s’en développent d’autres qui dérangent les habitudes et conformismes et qui, pour certains, font l’objet de réprobation voire de répression. On pense à la prostitution, au sans-abrisme, aux grafs, aux battles de hip-hop, aux squats, aux occupations temporaires d’espaces en friche à des fins d’habiter, culturelles ou de trafic,  les occupations temporaires d’espace public à des fins de revendication (picnic the streets),  les commerces à la sauvette…. Ces pratiques interstitielles, à la marge, fabriquent, ce que M. de Certeau nomme la ville métaphorique et résistent, au travers de manières de faire et de ruses pleines d’inventivité, à la ville dominante. Elles se développent dans certains lieux tels les gares, les voies de chemin de fer, de métro, dans des arrières de croisement d’artères, dans d’anciens espaces industriels ou dans des immeubles laissés à l’abandon. Il s’agit de s’y cacher, de revendiquer, de recréer malgré tout de l’intimité, de développer sa créativité, de créer des entre-soi protecteurs. Nous nous intéresserons à la fois aux modalités d’inscription de ces pratiques dans l’espace urbain bruxellois, aux caractéristiques physiques, historiques et symboliques des lieux où elles se déploient et aux politiques urbaines, tantôt inhospitalières à leur égard tantôt attentionnées, tantôt criminalisantes, tantôt instrumentalisantes.

 

Travaux

 

Les étudiants inscrits à l'option se sont répartis en cinq groupes qui ont abordé les thématiques suivantes :

 

- Le phénomène de la prostitution de rue dans le quartier Alhambra.

 

- Les différentes formes d'appropriation et de perception de l'espace à la cité Hellemans.

 

- Le tag comme marqueur spatial de l'environnement urbain.

 

- Les différentes stratégies d'appropriation des interstices urbains par les sans-abris.

 

- La diversité des usages autour de la Bourse de Bruxelles en fonction des espaces et des temporalités.